Maquisards de France

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 Jean MOULIN : Préfet et Résistant

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le serpent mexicain
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MessageSujet: Moulin et Panthéon   Mar 27 Mar 2007 - 6:51

Discours prononcé par André Malraux (ministre de la Culture) le 19 décembre 1964 pour inaugurer le transfert des cendres de Jean Moulin qui reposait jusqu'alors au cimetière du Père Lachaise.

Comme le stipule le protocole, le discours est adressé à Charles de Gaulle, Président de la République au moment des faits.


« Monsieur le Président de la République,

Voilà donc plus de vingt ans que Jean Moulin partit, par un temps de décembre sans doute semblable à celui-ci, pour être parachuté sur la terre de Provence, et devenir le chef d'un peuple de la nuit. Sans la cérémonie d'aujourd'hui, combien d'enfants de France sauraient son nom ? Il ne le retrouva lui-même que pour être tué ; et depuis, sont nés seize millions d'enfants...

Puissent les commémorations des deux guerres s'achever aujourd'hui par la résurrection du peuple d'ombres que cet homme anima, qu'il symbolise, et qu'il fait entrer ici comme une humble garde solennelle autour de son corps de mort. Après vingt ans, la Résistance est devenue un monde de limbes où la légende se mêle à l'organisation. Le sentiment profond, organique, millénaire, qui a pris depuis son action légendaire, voici comment je l'ai rencontré. Dans un village de Corrèze, les Allemands avaient tué des combattants du maquis, et donné ordre au maire de les faire enterrer en secret, à l'aube. Il est d'usage, dans cette région, que chaque femme assiste aux obsèques de tout mort de son village en se tenant sur la tombe de sa propre famille. Nul ne connaissait ces morts, qui étaient des Alsaciens. Quand ils atteignirent le cimetière, portés par nos paysans sous la garde menaçante des mitraillettes allemandes, la nuit qui se retirait comme la mer laissa paraître les femmes noires de Corrèze, immobiles du haut en bas de la montagne, et attendant en silence, chacune sur la tombe des siens, l'ensevelissement des morts français. Ce sentiment qui appelle la légende sans lequel la résistance n'eut jamais existé et qui nous réunit aujourd'hui c'est peut-être simplement l'accent invincible de la fraternité.


Comment organiser cette fraternité pour en faire un combat ? On sait ce que Jean Moulin pensait de la Résistance, au moment où il partit pour Londres : « Il serait fou et criminel de ne pas utiliser, en cas d'action alliée sur le continent, ces troupes prêtes aux sacrifices les plus grands, éparses et anarchiques aujourd'hui, mais pouvant constituer demain une armée cohérente de parachutistes déjà en place, connaissant les lieux, ayant choisi leur adversaire et déterminé leur objectif. » C'était bien l'opinion du général de Gaulle. Néanmoins, lorsque, le 1er janvier 1942, Jean Moulin fut parachuté en France, la Résistance n'était encore qu'un désordre de courage : une presse clandestine, une source d'informations, une conspiration pour rassembler ces troupes qui n'existaient pas encore. Or, ces informations étaient destinées à tel ou tel allié, ces troupes se lèveraient lorsque les Alliés débarqueraient. Certes, les résistants étaient des combattants fidèles aux Alliés. Mais ils voulaient cesser d'être des Français résistants, et devenir la Résistance française.

C'est pourquoi Jean Moulin est allé à Londres. Pas seulement parce que s'y trouvaient des combattants français (qui eussent pu n'être qu'une légion), pas seulement parce qu'une partie de l'empire avait rallié la France libre. S'il venait demander au général de Gaulle de l'argent et des armes, il venait aussi lui demander « une approbation morale, des liaisons fréquentes, rapides et sûres avec lui ». Le Général assumait alors le Non du premier jour ; le maintien du combat, quel qu'en fût le lieu, quelle qu'en fût la forme ; enfin, le destin de la France. La force des appels de juin 40 tenait moins aux « forces immenses qui n'avaient pas encore donné », qu'à : " Il faut que la France soit présente à la victoire. Alors, elle retrouvera sa liberté et sa grandeur. « La France, et non telle légion de combattants français. C'était par la France libre que les résistants de Bir Hakeim se conjuguaient, formaient une France combattante restée au combat. Chaque groupe de résistants pouvait se légitimer par l'allié qui l'armait et le soutenait, voire par son seul courage ; le général de Gaulle seul pouvait appeler les mouvements de Résistance à l'union entre eux et avec tous les autres combats, car c'était à travers lui seul que la France livrait un seul combat. C'est pourquoi - même lorsque le président Roosevelt croira assister à une rivalité de généraux ou de partis - l'armée d'Afrique, depuis la Provence jusqu'aux Vosges, combattra au nom du gaullisme comme feront les troupes du Parti communiste. C'est pourquoi Jean Moulin avait emporté, dans le double fond d'une boîte d'allumettes, la microphoto du très simple ordre suivant : « M. Moulin a pour mission de réaliser, dans la zone non directement occupée de la métropole, l'unité d'action de tous les éléments qui résistent à l'ennemi et à ses collaborateurs. » Inépuisablement, il montre aux chefs des groupements le danger qu'entraîne le déchirement de la Résistance entre des tuteurs différents. Chaque événement capital - entrée en guerre de la Russie, puis des États-Unis, débarquement en Afrique du Nord - renforce sa position. À partir du débarquement, il apparaît que la France va redevenir un théâtre d'opérations. Mais la presse clandestine, les renseignements (même enrichis par l'action du noyautage des administrations publiques) sont à l'échelle de l'Occupation, non de la guerre. Si la Résistance sait qu'elle ne délivrera pas la France sans les Alliés, elle n'ignore plus l'aide militaire que son unité pourrait leur apporter. Elle a peu à peu appris que s'il est relativement facile de faire sauter un pont, il n'est pas moins facile de le réparer ; alors que s'il est facile à la Résistance de faire sauter deux cents ponts, il est difficile aux Allemands de les réparer à la fois. En un mot, elle sait qu'une aide efficace aux armées de débarquement est inséparable d'un plan d'ensemble. Il faut que sur toutes les routes, sur toutes les voies ferrées de France, les combattants clandestins désorganisent méthodiquement la concentration des divisions cuirassées allemandes. Et un tel plan d'ensemble ne peut être conçu, et exécuté, que par l'unité de la Résistance.
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MessageSujet: Re: Jean MOULIN : Préfet et Résistant   Mar 27 Mar 2007 - 6:52

Ce Conseil national de la Résistance, qui groupe les mouvements, les partis et les syndicats de toute la France, c'est l'unité précairement conquise, mais aussi la certitude qu'au jour du débarquement, l'armée en haillons de la Résistance attendra les divisions blindées de la Libération.

Jean Moulin en retrouve les membres, qu'il rassemblera si difficilement. Il retrouve aussi une Résistance tragiquement transformée. Jusque-là, elle avait combattu comme une armée, en face de la victoire, de la mort ou de la captivité. Elle commence à découvrir l'univers concentrationnaire, la certitude de la torture. C'est alors qu'elle commence à combattre en face de l'enfer. Ayant reçu un rapport sur les camps de concentration, il dit à son agent de liaison, Suzette Olivier : « J'espère qu'ils nous fusillerons avant. » Ils ne devaient pas avoir besoin de le fusiller.

La Résistance grandit, les réfractaires du travail obligatoire vont bientôt emplir nos maquis ; la Gestapo grandit aussi, la Milice est partout. C'est le temps où, dans la campagne, nous interrogeons les aboiements des chiens au fond de la nuit ; le temps où les parachutes multicolores, chargés d'armes et de cigarettes, tombent du ciel dans la lueur des feux des clairières ou des causses ; le temps des caves, et de ces cris désespérés que poussent les torturés avec des voix d'enfants... La grande lutte des ténèbres a commencé.

Le 27 mai 1943, a lieu à Paris, rue du Four, la première réunion du Conseil national de la Résistance.

Jean Moulin rappelle les buts de la France libre : « Faire la guerre ; rendre la parole au peuple français ; rétablir les libertés républicaines dans un État d'où la justice sociale ne sera pas exclue et qui aura le sens de la grandeur ; travailler avec les Alliés à l'établissement d'une collaboration internationale réelle sur le plan économique et social, dans un monde où la France aura regagné son prestige. »

Puis il donne lecture d'un message du général de Gaulle, qui fixe pour premier but au premier Conseil de la Résistance, le maintien de l'unité de cette Résistance qu'il représente.

Au péril quotidien de la vie de chacun de ses membres. Le 9 juin, le général Delestraint, chef de l'Armée secrète enfin unifiée, est pris à Paris.

Aucun successeur ne s'impose. Ce qui est fréquent dans la clandestinité : Jean Moulin aura dit maintes fois avant l'arrivée de Serreules : « Si j'étais pris, je n'aurais pas même eu le temps de mettre un adjoint au courant... » Il veut donc désigner ce successeur avec l'accord des mouvements, notamment de ceux de la zone Sud. Il rencontrera leurs délégués le 21, à Caluire.

Ils l'y attendent, en effet.

La Gestapo aussi.

La trahison joue son rôle - et le destin, qui veut qu'aux trois quarts d'heure de retard de Jean Moulin, presque toujours ponctuel, corresponde un long retard de la police allemande. Assez vite, celle-ci apprend qu'elle tient le chef de la Résistance.

En vain. Le jour où, au fort Montluc à Lyon, après l'avoir fait torturer, l'agent de la Gestapo lui tend de quoi écrire puisqu'il ne peut plus parler, Jean Moulin dessine la caricature de son bourreau. Pour la terrible suite, écoutons seulement les mots si simples de sa sœur : « Son rôle est joué, et son calvaire commence. Bafoué, sauvagement frappé, la tête en sang, les organes éclatés, il atteint les limites de la souffrance humaine sans jamais trahir un seul secret, lui qui les savait tous. »

Comprenons bien que, pendant les quelques jours où il pourrait encore parler ou écrire, le destin de la Résistance est suspendu au courage de cet homme. Comme le dit Mme Moulin, il savait tout.

Georges Bidault prendra sa succession. Mais voici la victoire de ce silence atrocement payé : le destin bascule. Chef de la Résistance martyrisé dans des caves hideuses, regarde de tes yeux disparus toutes ces femmes noires qui veillent nos compagnons : elles portent le deuil de la France, et le tien. Regarde glisser sous les chênes nains du Quercy, avec un drapeau fait de mousselines nouées, les maquis que la Gestapo ne trouvera jamais parce qu'elle ne croit qu'aux grands arbres. Regarde le prisonnier qui entre dans une villa luxueuse et se demande pourquoi on lui donne une salle de bains - il n'a pas encore entendu parler de la baignoire. Pauvre roi supplicié des ombres, regarde ton peuple d'ombres se lever dans la nuit de juin constellée de tortures.

Voici le fracas des chars allemands qui remontent vers la Normandie à travers les longues plaintes des bestiaux réveillés : grâce à toi, les chars n'arriveront pas à temps. Et quand la trouée des Alliés commence, regarde, préfet, surgir dans toutes les villes de France les commissaires de la République - sauf lorsqu'on les a tués. Tu as envié, comme nous, les clochards épiques de Leclerc : regarde, combattant, tes clochards sortir à quatre pattes de leurs maquis de chênes, et arrêter avec leurs mains paysannes formées aux bazookas l'une des premières divisions cuirassées de l'empire hitlérien, la division Das Reich.

Comme Leclerc entra aux Invalides, avec son cortège d'exaltation dans le soleil d'Afrique et les combats d'Alsace, entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège. Avec ceux qui sont morts dans les caves sans avoir parlé, comme toi ; et même, ce qui est peut-être plus atroce, en ayant parlé ; avec tous les rayés et tous les tondus des camps de concentration, avec le dernier corps trébuchant des affreuses files de Nuit et Brouillard, enfin tombé sous les crosses ; avec les huit mille Françaises qui ne sont pas revenues des bagnes, avec la dernière femme morte à Ravensbrück pour avoir donné asile à l'un des nôtres. Entre, avec le peuple né de l'ombre et disparu avec elle - nos frères dans l'ordre de la Nuit... Commémorant l'anniversaire de la Libération de Paris, je disais : « Écoute ce soir, jeunesse de mon pays, ces cloches d'anniversaire qui sonneront comme celles d'il y a quatorze ans. Puisses-tu, cette fois, les entendre : elles vont sonner pour toi. »

L'hommage d'aujourd'hui n'appelle que le chant qui va s'élever maintenant, ce Chant des partisans que j'ai entendu murmurer comme un chant de complicité, puis psalmodier dans le brouillard des Vosges et les bois d'Alsace, mêlé au cri perdu des moutons des tabors, quand les bazookas de Corrèze avançaient à la rencontre des chars de Rundstedt lancés de nouveau contre Strasbourg. Écoute aujourd'hui, jeunesse de France, ce qui fut pour nous le Chant du Malheur. C'est la marche funèbre des cendres que voici. À côté de celles de Carnot avec les soldats de l'an II, de celles de Victor Hugo avec les Misérables, de celles de Jaurès veillées par la Justice, qu'elles reposent avec leur long cortège d'ombres défigurées. Aujourd'hui, jeunesse, puisses-tu penser à cet homme comme tu aurais approché tes mains de sa pauvre face informe du dernier jour, de ses lèvres qui n'avaient pas parlé ; ce jour-là, elle était le visage de la France...

Introduction et discours pris sur http://fr.wikisource.org/wiki/Discours_du_transfert_des_cendres_de_Jean_Moulin_au_Panth%C3%A9on

Petit rappel historique (par moi !)
Jean Moulin préfet d'Eure-et-Loir à Chartres est arrêté pour avoir refusé d'accuser des tirailleur sénégalais!
Il rejoint Londres où le Général de Gaulle le mets a la tête de la résistance en France !
Il est arrêté le 21 juin 1943 à Caluire-et-Cuire (Rhône) après avoir été dénoncé !Il meurt dans le train Paris-Berlin qui le conduit en Allemagne pour être de nouveau interrogé.

Ses dates :

Naissance: 20 juin 1899
Béziers, Languedoc-Roussillon, France

Décès : 8 juillet 1943 (à l'âge de 44 ans)
Lorraine, France

André Malraux :

De son vrai nom Georges André Malraux, fut un écrivain, un
aventurier et un homme politique français.

Il sera ministre de la propagande après 1945 et ministre de la culture sous la Ve République.

Ses dates :

Naissance : 3 novembre 1901
Paris, France
Décès : 23 novembre 1976 (à l'âge de 75 ans)
Créteil, France

Le discours manuscrit de André

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MessageSujet: Jean MOULIN : Préfet et Résistant   Sam 28 Mar 2009 - 17:44

Bonjour à tous,
photos de la stèle de Jean Moulin située sur la commune de MELAY au Sud de la Saone et Loire. Après leur atterissage les intéressés furent conduit et hebergés à MARCIGNY. Voilà pour la petite histoire.


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MessageSujet: Re: Jean MOULIN : Préfet et Résistant   Sam 28 Mar 2009 - 19:32

Merci pour ces photos de cette stèle dont j'ai beaucoup entendu parler notamment par le Colonel ORIOL. Il me parlait autant du Général DELESTRAINT alias VIDAL que de Jean MOULIN alias MAX.
Le Général DELESTRAINT est un peu occulté par le calvaire de Jean MOULIN alors que cet homme mourru dignement et sera abattu par un SS quelques jours avant la libération du Camp d'Extermination de DACHAU !
Un bel hommage que tu rend à ces hommes, Résistants pour lesquels nous devons beaucoup !
Sincères amitiés...
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Gros Jean
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MessageSujet: Re: Jean MOULIN : Préfet et Résistant   Sam 28 Mar 2009 - 22:50

Bonsoir,

oui, lieu de Mémoire très important et hommage mérité à ces grands personnages de notre Histoire, au parcours encore trop peu connu du plus grand nombre...
Merci pour les photos.

Kenavo - Gros Jean
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MessageSujet: Re: Jean MOULIN : Préfet et Résistant   Jeu 16 Avr 2009 - 9:36

Bonjour et merci à toi, Tartarin, pour ces références.
Je vais me précipiter chez mon libraire.
Quand je pense que Barbie, de passage à Paris - pour s'occuper des affaires de sa société d'import-export,
est allé se recueillir sur la tombe de Jean Moulin xxx

Kenavo - Gros Jean
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MessageSujet: Re: Jean MOULIN : Préfet et Résistant   Jeu 16 Avr 2009 - 10:31

Gros Jean a écrit:
Quand je pense que Barbie, de passage à Paris - pour s'occuper des affaires de sa société d'import-export,
est allé se recueillir sur la tombe de Jean Moulin xxx

Kenavo - Gros Jean

C'est vrai ça ??? Alors ça je ne le savais pas !
Pour ma part cette ordure de Barbie ne méritait pas un procès en bon et du forme. J'avais toujours dit à qui voulait l'entendre qu'il ne révèlerait rien ! Je suis même sûr qu'il a eu des pressions, via son avocat, de ne surtout pas révéler le ou les vrais délateurs et responsables de l'arrestation de Jean MOULIN. Pour moi, j'ai ma petite idée.

En tous cas, j'aurais préféré qu'il relache ce pourri de Barbie dans LYON, et je me serais porté volontaire pour l'emmener faire une petite balade des quais du Rhône, d'autant plus que certains endroits sont très glissants et qu'il faut bien nourrir ces gentils petits poissons !!!

Sincères amitiés...
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MessageSujet: Re: Jean MOULIN : Préfet et Résistant   Jeu 16 Avr 2009 - 12:06

AS-GMO a écrit:
C'est vrai ça ??? Alors ça je ne le savais pas !

L'information est tirée du superbe documentaire, diffusé il y a plusieurs mois sur Canal+, sur l'escapade de Barbie.
A l'époque, installé en Bolivie - avec la bienveillance de la CIA - sous le nom de Klaus Altmann, il dirigeait une compagnie maritime
active dans le monde entier. Il a raconté être venu en France pour s'occuper de ses nouvelles affaires et être monté à Paris
pour se "recueillir" sur la tombe de Jean Moulin et y déposer un bouquet de fleurs. A vomir...
Nul doute qu'à cette époque (fin des années 60), les américains étaient au courant de ses déplacements. De là à penser que les
services français étaient également au courant...
Profitons en pour remercier et féliciter les époux Klarsfeld sans qui ce boucher n'aurait sans doute jamais été rattrapé par la justice...

Kenavo - Gros Jean
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MessageSujet: Re: Jean MOULIN : Préfet et Résistant   Mar 14 Juil 2009 - 6:50

je rebondis sur le post précédent : bien sur que la france savait !!!
n'avez vous pas lu le dernier livre d'Aussarresse ?
il explique qu'il a rencontré Altmann qui a aidé la france à vendre des chars français en bolivie...
ayant reconnu barbie et ayant demandé si il fallait s'en occuper, il avait eu pour reponse par les autorités en place de ne rien faire...

les attentes des "petites gens" ne sont pas souvent en phase avec la "raison d'Etat"....
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stan_hudson
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MessageSujet: C'est elle qui a fait arrêter Jean Moulin   Sam 29 Aoû 2009 - 7:21

Elle s'appelait Lydie Bastien. Devenue en 1943 la maîtresse de René Hardy, elle fut à l'origine de la trahison fatale au chef de la Résistance. Le journaliste Pierre Péan élucide un mystère vieux de cinquante ans

C'était l' «énigme de Caluire», le «mystère de la chambre jaune» de l'histoire de la Résistance: qui a trahi Jean Moulin? Depuis cinquante ans, cette question ne cesse d'alimenter des polémiques plus ou moins sérieuses, la volonté de comprendre et de rendre justice au héros martyr se mêlant à la fascination pour le mystère entourant ce fait divers parfait - unité de temps et de lieu - où se sont croisées la petite et la grande histoire.

Ce 21 juin 1943 se réunissent dans la proche banlieue lyonnaise quelques cadres militaires de la résistance de zone Sud. Ils répondent à la convocation urgente de Jean Moulin après l'arrestation à Paris par les Allemands du général Delestraint, responsable de l'Armée secrète. Sous la conduite de Klaus Barbie, les hommes de la Gestapo font irruption et arrêtent le chef du tout récent Conseil national de la Résistance et six de ses camarades. René Hardy, qui représente le mouvement Combat, bien qu'il n'ait pas été convoqué, est le seul à prendre la fuite, dans des conditions telles qu'il sera immédiatement accusé du désastre, mais acquitté, faute de preuves, lors de son procès, en janvier 1947. Roger Wybot, patron de la DST, découvrira peu après que Hardy a menti à la justice et à ses camarades: il avait été arrêté par Barbie puis relâché quelques jours avant Caluire! René Hardy affronte donc un second procès en mai 1950, mais obtient à nouveau l'acquittement au bénéfice du doute. Avec un tel suspect blanchi deux fois par la justice, l' «affaire de Caluire» n'a cessé, dès lors, de s'amplifier, au travers d'articles, de procès et de livres dont la volonté de dénigrer l'épopée résistante n'était pas toujours absente.

L'énigme est enfin levée aujourd'hui grâce à Pierre Péan: René Hardy est bien au coeur de la trahison, mais pas comme acteur principal. Il fut un jouet aux mains d'une femme - Lydie Bastien, sa maîtresse d'alors - à laquelle il était pitoyablement soumis et qui, elle, travaillait pour les Allemands! Elle est responsable non seulement de l'arrestation de Jean Moulin, mais aussi de celle du général Delestraint: les deux patrons - politique et militaire - de la Résistance intérieure doivent donc tous deux leur chute, à quelques jours d'intervalle, à une beauté de 20 ans, jamais inquiétée et morte récemment à Paris, en 1994.

Après la sortie, à la fin de l'année dernière, de sa biographie Vies et morts de Jean Moulin, dans laquelle il s'interrogeait sur le rôle exact de ce personnage mystérieux, Pierre Péan fut contacté par Victor Conté, l'exécuteur testamentaire de Lydie Bastien: elle l'avait chargé de faire savoir, après sa mort, la vérité sur son rôle, à condition de trouver de «bonnes oreilles». A partir des confidences recueillies par Victor Conté, Pierre Péan a entrepris une enquête sur la vie de cette femme fascinante, dénuée de toute morale, et qu'il a, s'efforçant de rester poli, baptisée «la Diabolique de Caluire».

Une «âme onduleuse et glaciale de reptile»
Selon ces aveux d'outre-tombe, Lydie Bastien était en fait l'amante de Harry Stengritt, adjoint de Klaus Barbie et responsable à Lyon de la collecte des renseignements auprès de sources françaises. Chargée de séduire René Hardy, personnage important de l'Armée secrète en tant que patron de Résistance-Fer, elle l'aborde dans un café où il a ses habitudes et parvient à ses fins avec une rapidité foudroyante. Le résistant succombe au point de déraisonner: en violation de toutes les consignes de sécurité, il met Lydie Bastien dans le secret de ses activités moins de dix jours après leur rencontre! Elle apprend rapidement l'existence de «Max», ainsi que les violents conflits qui l'opposent au mouvement Combat d'Henri Frenay. Elle récupère le message du rendez-vous avec le général Delestraint, qu'elle transmet à Barbie, et organise le voyage au cours duquel René Hardy sera secrètement arrêté puis relâché après avoir accepté le marché proposé par Barbie.

Lydie Bastien sera grassement payée en bijoux par Barbie pour sa réussite. Elle semble n'avoir jamais agi que par intérêt, comme l'atteste le récit de sa vie reconstituée par Pierre Péan. Elle s'investit dans le truquage des deux procès de René Hardy, non par affection pour l'ancien résistant, qu'elle a laissé tomber depuis longtemps - elle a même monnayé à la presse à scandale les lettres d'amour qu'il lui avait envoyées! - mais parce que leurs sorts sont liés.

Sa jeunesse durant - elle n'a que 22 ans en 1945 - elle passera d'un homme à l'autre, avec un penchant exclusif pour les riches ou les influents. Parmi eux, Ernest de Gengenbach, prêtre défroqué devenu écrivain surréaliste, a satisfait tous ses caprices, l'introduisant dans les milieux littéraires parisiens et convainquant même Olivier Messiaen de donner un récital uniquement pour elle. Il livrera son expérience d'amant torturé par cette «luciférienne» dans un livre, L'Expérience démoniaque, publié en 1949 aux Editions de Minuit. Il y décrit une «beauté fatale» cachant une «âme onduleuse et glaciale de reptile», passionnée d'occultisme, de spiritisme, abjurant dans le blasphème et un nietzschéisme de série B un passage douloureux dans un pensionnat religieux. Elle dit vouloir se «libérer du joug du Bien et du Mal»: «Les hommes ne sont que des pions d'échiquier, marionnettes à manoeuvrer.»

Prêtresse pour illuminés et intermédiaire en affaires
Sa collection de «marionnettes» sera très éclectique. Un riche magnat - qu'elle appelait «le vieux» - arrêté pour collaboration économique. Un escroc pour esprits crédules, Maha Chohan, chef de la Fraternité blanche universelle, qui se prétend descendant de Gengis Khan et prince de l'Agartha, royaume souterrain du Tibet. Accusé d'être un «imposteur», le mage sera interdit de séjour en France en 1950 et la police le soupçonne d'être un ancien nazi passé au service de l'Est. Puis Samuel Ogus, richissime homme d'affaires qui fait de l'import- export avec les pays de l'Est, très lié aux milieux financiers du PCF. Il se suicidera en 1955. Lydie Bastien part alors pour Bombay, où elle se fiance à un maharaja et crée le Conseil international pour la recherche sur la nature de l'homme, dont elle parvient à faire inaugurer le centre new-yorkais par Eleanor Roosevelt. Installée ensuite aux Etats-Unis, elle signe, sous le nom d'Ananda Devi, des articles sur l'hypnotisme et le yoga, thèmes qui la rapprochent d'Aldous Huxley, avec lequel elle travaille sur les «expériences de la conscience». A la suite d'une affaire ennuyeuse - l'un des paumés qui l'entourent se jette par sa fenêtre - elle revient à Paris, où elle fonde le Centre culturel de l'Inde, sous le patronage d'André Maurois. Mais elle ajoute à son hobby de prêtresse pour illuminés des activités plus concrètes: un bar-discothèque à Montparnasse, Le Boucanier, qui lui sert surtout de lieu de rendez-vous pour sa nouvelle spécialité occulte: «intermédiaire» pour affaires en tout genre en Afrique. Elle a créé à cette fin la Panafrican Trade and Investment Corporation (Patic), basée à Monrovia: une officine de corruption pour obtenir des marchés en faveur d'entreprises occidentales.

L'enquête de Pierre Péan sur cette aventurière exceptionnelle donne raison à Henri Frenay, qui voyait en l'affaire Hardy «l'épisode le plus douloureux de la Résistance française» et qui avait émis l'hypothèse que Lydie Bastien fût un «agent allemand». Elle permet aussi de comprendre l'une des dernières confidences de René Hardy, peu avant sa mort: «Les femmes et les putains furent mon problème: savoir les distinguer, c'est une épreuve, quoi qu'on en dise, fort difficile.»

La Diabolique de Caluire, par Pierre Péan. Fayard, 264 p., 110 F.

source :

http://www.lexpress.fr/informations/c-est-elle-qui-a-fait-arreter-jean-moulin_633881.html




La Diabolique de Caluire c'est Lydie Bastien, la maîtresse de René Hardy.

"Cette femme est inquiétante. Elle est trop belle. Grande, mince, toute en jambes, sa démarche est nonchalante et sûrement étudiée. Sa mise est élégante, un peu tapageuse. De ses yeux immenses pleins de langueur, elle fixe les hommes avec une insistance doucement provocante. Un type de femme qu'un metteur en scène rêve de rencontrer pour en faire l'héroïne d'un film d'espionnage."

In La nuit finira, Henry Frenay (Robert Laffont, 1993).

Au dos de l'ouvrage:

Le 21 juin 1943, la Gestapo arrêtait à Caluire un groupe de résistants. Parmi eux, l'ancien préfet Jean Moulin, représentant de la France Libre, envoyé de Londres.
Le rôle de René Hardy, résistant "retourné" par les Allemands, dans ce coup de filet ne fait plus guère de doute. Mais jamais encore n'avait été éclairé celui d'une femme, sa maîtresse, Lydie Bastien.
De cette fille de magistrat parisien, femme fatale et aventurière, assoiffée de pouvoir et d'argent, Pierre Péan ressuscite, dans son livre, la figure à la fois fascinante et inquiétante.
A partir des confidences qu'elle-même avait faites à un proche, peu avant sa mort en 1994, Pierre Péan reconstitue les arrières-plans du drame: la liaison de Lydie Bastien avec un responsable allemand, le cynisme avec lequel elle séduisit Hardy pour l'utiliser ensuite...
Un ouvrage sur le drame de Caluire, ses causes, son déroulement, ses suites. Et une plongée passionnante au plus noir des mystères de l'Occupation.

La Diabolique de Caluire! Egalement une plongée passionnante au plus contreversé des mystères de la Résistance.

source :

http://www.livresdeguerre.net/forum/sujet.php?sujet=47
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Givamax
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MessageSujet: Re: Jean MOULIN : Préfet et Résistant   Sam 29 Aoû 2009 - 9:19

J'ai lu le post, mais sans lancer de polémyque pourquoi la verité nn'est 'elle pas sortie a l'epoque ? Si celle ci est reelle ? La plupart d'entre nous ne sauront jamais et 65 ans apres on peut dire tout et rien.
C'est malheureusement une triste page de notre passé, alors essayer de trouver des coupables maintenenant.........
Gilles qui ne souhaite pas envoyer de polemique. Voila.
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stan_hudson
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MessageSujet: Re: Jean MOULIN : Préfet et Résistant   Sam 29 Aoû 2009 - 10:28

il n'y a aucune polémique à avoir.
pas mal de personnes pensaient depuis longtemps que c'était hardy le traitre.

les nazis ont simplement touché à sa faiblesse que un certain nombre d'hommes ont.
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MessageSujet: L'amie inconnue de Jean Moulin   Lun 13 Juin 2011 - 16:23

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Maquis Ventoux
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MessageSujet: Jean MOULIN Préfet et Résistant   Mer 7 Mar 2012 - 19:18

Bonjour à tous les Maquisards de France,

Le lundi 2 janvier 2012 à 11h s’est déroulée la cérémonie de rappel historique au monument Mémorial de Jean Moulin à Salon de Provence (monument érigé en 1969) en présence de nombreuses personnalités et des drapeaux venus de tout le sud de la France. A cette occasion, j’ai eu l’honneur de porter le drapeau des Combattants Volontaires de la Résistance du Vaucluse et des départements limitrophes.
L’année 2012 est à marquer dans les tablettes car c’est le 70ème anniversaire du parachutage historique de Jean Moulin en Provence. Plusieurs manifestations et reconstitutions importantes (parachutages, liaison avec valises radio) se dérouleront dans les mois à venir.

Revenons à l’histoire, le 2 janvier 1942, vers 3h30 du matin, quatre parachutes s’ouvrent au-dessus des Alpilles et se posent quelque part dans les marais des Baux, entre Fontvieille, Mouriès et Eygalières. Trois hommes et un poste de radio viennent de quitter la trappe d’un bombardier Whitley de la Royal Air Force. La nuit est glaciale, le mistral, fort. Parti des environs de Londres au soir du 1er janvier, le préfet Jean Moulin, rallié à la France libre, révoqué par Vichy, vient de retrouver clandestinement le sol de Provence, alors encore en zone non occupée.
Jean Moulin est accompagné de deux hommes très tôt ralliés à la France libre, Raymond Fassin, son officier d’opérations, et Hervé Monjaret, son « radio ». Personne au sol pour les accueillir, l’opération doit rester secrète. Dans quelques semaines, va débuter la mission Rex, et vont s’enchaîner les heures sombres, dangereuses et harassantes pour convaincre les mouvements de résistance d’unir leurs forces et de se rallier au général de Gaulle. Ensuite, non sans heurts et difficultés, ce seront les anciens partis politiques et syndicats que Moulin réussira à amener à la même table que les résistants : ainsi sera créé, toujours clandestinement, le Conseil national de la Résistance, qui siègera pour la première fois à Paris le 27 mai 1943, et consacrera de Gaulle comme seul chef de la France en guerre.

Cet anniversaire s’organise autour de plusieurs temps forts, orchestrés par le Comité régional du Mémorial de Salon:

- le samedi 26 mai 2012, à Eygalières (à proximité de « la Lèque », le mazet de Jean  Moulin où, avec Raymond Fassin, il se réfugia toute la journée puis la nuit du 2 au 3 janvier 1942):
Dès 9h, reconstitution publique du parachutage, par l'Equipe parachutiste de présentation et de compétition de l'armée de l'air et la base 701 de Salon.

A partir de 9h30, course à pied « Route Jean-Moulin, chemin de la Liberté » d’Eygalières à St-Andiol via Mollégès, empruntant symboliquement le chemin qu’eut à faire Moulin le 3 janvier au matin pour rentrer dans sa famille à St-Andiol – avec le concours de l'ONACVG-région de Marseille.
Dès 10h, au château de St-Andiol: expositions sur le parachutage.
A 12h à St-Andiol: inauguration de la grande fresque Jean-Moulin
A 14h: conférences publiques sur le parachutage et les débuts de la mission Rex, par des historiens et des acteurs; sont pressentis Raymond Aubrac, Daniel Cordier et les historiens J.-M. Guillon, Ch. Lévisse-Touzé et R. Menchérini.

-Enfin, le dimanche 27 mai 2012, à 10h30 aura lieu la cérémonie au monument Mémorial de Salon, rappelant la première réunion clandestine du Conseil national de la Résistance présidée par Moulin, le 27 mai 1943 (d’après le Comité régional du Mémorial Jean-Moulin).

Voici quelques photos de la cérémonie du 2 janvier 2012 à Salon de Provence :














Bien cordialement,

Maquis Ventoux








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MessageSujet: Re: Jean MOULIN : Préfet et Résistant   Mer 7 Mar 2012 - 22:37

Aubrac et Cordier ?!
Des gens 'bien intéressants'...

BoM
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MessageSujet: Jean Moulin en Loir-et-Cher   Lun 18 Fév 2013 - 10:20

Je sais que Jean Moulin du 4 au 7 Avril 1941 fut hébergé grâce à son amie Antoinette Sachs chez Joseph Paul-Boncour à St-Aignan/Cher en vue de passer la ligne de démarcation pour se rendre en ZN. Je recherche des informations concernant ce passage qui a eu lieu dans la nuit du 7 au 8 avril 1941 (puisque le 8 Avril il était à Paris):
- localisation de la maison de J. Paul-Boncour
- groupe ou personne(s) ayant été chargé de ce passage
- moyens utilisés pour permettre ce passage
- lieu du passage
Je sais que de nombreux résistants se trouvaient dans cette région dont Pierre Alban-Thomas qui participe à la vie du musée de la Résistance à Blois. Peut être ont-ils des informations sur les passages qui avaient lieu à cette période?
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MessageSujet: dossier jean moulin-INA   Mar 10 Sep 2013 - 10:24

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MessageSujet: Philatelie Jean MOULIN   Mer 22 Fév 2017 - 16:39

Voici quelques gravure en hommage à Jean Moulin salu

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MessageSujet: Re: Jean MOULIN : Préfet et Résistant   Mer 22 Fév 2017 - 16:40



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MessageSujet: Re: Jean MOULIN : Préfet et Résistant   Mer 22 Fév 2017 - 16:43


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MessageSujet: Re: Jean MOULIN : Préfet et Résistant   Mer 22 Fév 2017 - 16:44


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MessageSujet: Re: Jean MOULIN : Préfet et Résistant   Mer 22 Fév 2017 - 16:46


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