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 Reportage Photos Le Cantal du Nord au Sud

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Daffy
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MessageSujet: Reportage Photos Le Cantal du Nord au Sud   Lun 27 Avr 2009 - 22:07

Voila ce Week end j ai rendu visite a de la famille dans mon département d'origine le Cantal j en ai profité pour faire quelques photos et vous compter l histoire de mon "pays" même si il reste quelques zones d ombres dans ce qui va suivre.

Notre périple débute à Riom es montagnes petite ville de 3000 âmes au nord ouest du département.Durant la guerre Riom-es-Montagnes, n étais un axe stratégique on y a compter quand meme quelques sabotages de voie ferrées ainsi qu un maquis installé sur place avec un hopital de campagne.Pas d occupation totale des allemands seulements des passages de convois ou autres cette partie du départements ainsi que la ville de Mauriac etait une enclave "assez calme".

1ere image le 9 juillet 1944 a Riom-es-Montagnes à lieu une réunion de l'AS avec la présence de son chef René Grégoire dit urbain.Une colonne allemande (le régiment de reconnaissance AA 1000??)en provenance de Murat? arrive au portes de la villes des accrochages on lieu certains décident de s enfuir 3 ffi seront tués dont le chef de l' AS(il existe une stele mais assez difficile d acces sur une colline)et donc, la seconde en hommage au lieutenant René Laurent dont voici la stèle.



On continue notre périple qui nous emmène toujours à Riom-es-Montagnes.

Je n ai pas contre sur cette plaque aucune info elle est très récente environ 8-10ans voir moins.Si des personnes on des infos je suis preneur.Un autre accrochage aurait eu lieu le 26/6/44??un prisonnier qui aurait executé?en tous cas le 30 juin lensemble du le régiment de reconnaissance AA 1000 est à Bort les Orgues en Corrèze à 20km en ayant fait des repressions quelques jours avant a 35 km de là à murat lieu de notre prochaine escapade.Plaque situé au lieu dit St angeau



On part un peu plus au sud à Murat, bourgade paisible de 2000âmes coincé entre le massif du Lioran et la ville de Saint Flour.

Murat à connu des heures sanglantes entre le 12/6/44 et le 24/6/44.C est la triste et célebre colonne jesser qui officia à Murat petit topo:

Brigade Jesser

La brigade Jesser, du nom de son commandant, le général Kurt Von Jesser, était une division des forces allemandes destinée à la répression et à l’anéantissement des maquisards, Auvergnats et Limousins en particulier, et qui sévit dans ces régions de juin à août 1944.
Elle est connue sous les noms de Division Jesser, Brigade Jesser, Groupe Jesser, Groupe mobile Jesser, Colonne Jesser, Kampfgrup Jesser .

voir ici pour plus de détails http://fr.wikipedia.org/wiki/Brigade_Jesser


voici un resume tiré du site de la ville

Le 12 juin 1944, un détachement d'Allemands, accompagnés de miliciens, arrive à Murat. Ils ont fusillé quatre hommes en haut de la côte de Pignou et encerclent la ville. 13 personnes seront arrêtées et emmenées à la mairie pour y subir un interrogatoire.
Dans l'après-midi, des maquisards ayant appris la présence des troupes ennemies dans la cité décide de les attaquer. Le SS, Gessler, qui dirigeait les interrogatoires, est abattu par les résistants en sortant de la mairie. Alors que les maquisards décrochent sans perte, l'ennemi compte dans ses rangs dix morts et 15 blessés. En représailles, 25 otages emmenés à Soubizergues, près de Saint-Flour, seront fusillés au petit matin du 14 juin. Parmi eux, trois qui avaient été arrêtés l'avant-veille à Murat.

Le 24 juin, une dizaine de maisons supposées avoir abrité les tireurs ou appartenir à des résistants sont incendiées par les Allemands qui entreprennent une rafle. Si les moins de 16 ans et les plus de 50 ans sont relachés, de même que les étrangers à la ville, 119 hommes sont déportés à Neuengamme, dès le mois de juillet, à 30 kilomètres de Hambourg, dans le nord de l'Allemagne. Très peu d'entre eux en réchapperont et témoigneront de l'horreur des camps et des conditions infernales de leur détention.
De ce calvaire, et en mémoire de ces hommes, devant le monument départemental de la déportation, place du Balat, et qui renferme un peu de terre de Neuengamme,

une des stèles en ville hors le gros monuments en centre ville que je n ai plut prendre pour cause de fete foraine




En route vers Saint Flour au lieu dit Chervignieux commune d'Ussel un monument hommage à un inconnu.Le flou existe là aussi car on note une partie de la brigade jesser dans le département mais on n en sait pas plus.En tous cas pour ma part.



Arrivé à Saint Flour, ou part manque de temps je n ai put me rendre qu au monument en hommage au fusillés de Soubizergues cités plus haut.Je n ai put prendre que la plaque du haut car le monument était fermés par une chaine Rolling Eyes



Le choix s'imposer ensuite de bifurquer soit sur le réduit du Mont Mouchet soit sur le réduit de la truyère j opte pour le second choix ou là aussi le temps ma contraint de passer à Chaudes Aigues et Anterrieux

Avant la ville de Chaudes Aigues 2 monuments l un à côté de l'autre

Le 1er en hommage à un FTP, là aussi je n ai aucune info,ftp peut être arreter en corrèze et fusillé ici??Mystère?



Le second en hommage à une figure de la résistance Cantalienne
Maire et médecin des pauvres. Fondateur de la caisse locale de crédit de l'office agricole des coopératives.La famille Mallet a payé un lourd tribu les deux fils on etait également fusillés et sa femme et fille envoyé en déportation.




On passe par Chaudes aigues, charmante ville thermale pour ce rendre sur le plateau au dessus de la ville ou ce sont déroulés de terrible combat le 20/6/44 notamment au lieu dit la barre de fer croisement des 3 routes avant le village d anterrieux ou la 7compagnie résista héroîquement aux Allemands sur équipés aidés par des automitralleuses et par l aviation cette compagnie enregistra 30 morts dans l engagement qui dura 8h.



A Antérrieux Monuments hommage à la 7 compagnie ce village n a quasi pas bougé depuis 1944 si vous avez l occasion de voir des photos d époque et maintenant.A noter le musée de la résistance au village.




Voilà pour L'Auvergne il est temps de repartir vers le sud est quitter cette terre ou certains ce sont battus pour un idéal de Liberté.

En redescendant par L'A75 je me suis arreter au mémorial de la Pezade pour vous offrir un dernier cadeau en Aveyron.

L'histoire du monuments ici http://books.google.fr/books?id=fffl1hQEORMC&pg=PA157&lpg=PA157&dq=monuments+de+la+pezade&source=bl&ots=lHwyz9SmyJ&sig=2wkfIeClsIOZcLf1NUccMoH_B00&hl=fr#PPA157,M1

A noter que le soutien aerien alliés est venu d un pilote américain abbatu dans le secteur mais non identifiés,le travail d une personne a permis de sortir de l'anonymat.source depeche du midi

Le lieutenant Richard Francis Hoy : un Américain aux côtés des Français

Depuis 1999, aux vingt-trois noms de maquisards, a été ajouté le nom d’un aviateur américain, le lieutenant Richard-Francis Hoy. Le drapeau américain qui flotte à côté du drapeau tricolore intrigue parfois. On connaissait la présence dans notre ciel, le 22 août 1944, de deux avions alliés, dont un avait été abattu.Le pilote fut enterré près des Infruts.Grâce au long et patient travail de recherche entrepris par Jean Robin, le pilote inconnu du Larzac a, désormais, une identité.Hoy est né le 7 février 1921, à Détroit, aux USA.Il termina sa qualification de pilote à l’école de Spence Field Californie en décembre 1943 et la poursuivit en Afrique du Nord. C’est un pilote expérimenté qui survole le sud de la France, à partir de la Corse, pour surveiller les mouvements de troupes allemandes et les retarder par des attaques en rase-mottes.Le témoignage de son leader, le lieutenant Simmons Roy, permet de suivre leur parcours de Marseille à Saint-Gilles puis au-dessus de Nîmes et Alès, puis Peyreleau et le Larzac, à hauteur de La Cavalerie.Il était 18h50 quand le deuxième avion Mustang fut touché et qu’il s’écrasa, entraînant dans la mort son pilote Hoy.Nous l’associons désormais dans notre hommage aux maquisards aveyronnais.











Voilà cette petite balade que je n hésiterais pas à completer le moment venu si vous avez des questions ou même des precisions sur tous cela n hésitez pas.


Dernière édition par Daffy le Mer 8 Juin 2011 - 9:07, édité 10 fois
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AS-GMO
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MessageSujet: Re: Reportage Photos Le Cantal du Nord au Sud   Lun 27 Avr 2009 - 23:26

Merci pour cette historique et ces photos très intéressantes.

Néanmoins, pour la compréhension, pour les membres du forum, la ville de RIOM que tu évoques est RIOM-ES-MONTAGNE (Cantal) à ne pas confondre avec RIOM (Puy-de-Dôme).

Sincères amitiés...
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Vercors
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MessageSujet: Re: Reportage Photos Le Cantal du Nord au Sud   Lun 27 Avr 2009 - 23:27

Salut
Merci pour l'évocation de ce parcours.
Les stèles accompagnées d'un bon bouquin sur l'Histoire locale sont un bon moyen pour découvrir le passé de sa région.
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stanis
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MessageSujet: Re: Reportage Photos Le Cantal du Nord au Sud   Mar 28 Avr 2009 - 0:01

Bonjour,

Merci pour ce récit qui nous donne de bonne explication sur les évènement de cette région.
Malgré le nombre assez important de civile déporté suite à l'attaque de la mairie je tiens à dire que cette commune a eu beaucoup de chance et aurait peu faire un autre Oradour sur Glane .

En attente de la suite.

stanis salu

_________________
"en avant toujours"
devise du Corps Franc Pommiès


http://www.lecureuil-boissons.com/

A voir absolument sur Youtub

http://www.youtube.com/watch?v=d5K8cerysEk




.
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Daffy
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MessageSujet: Re: Reportage Photos Le Cantal du Nord au Sud   Mar 28 Avr 2009 - 9:09

En effet stanis mais le cynisme des allemands a était d attendre une dizaine de jour avant les represailles en effet le lendemain de l action des resistants, bon nombre de civils avait fuit dans les bois et les montagnes alentours, voyant qu au bout d une semaine rien ne ce passait il sont revenue en ville et c est là ou les Allemands sont intervenus.

A noter que les résistants qui on combattu ce jour là 12/6/44 ce sont retrouvé un peu à Murat par hasard puisque d après plusieurs sources il gagner le réduit de la Truyère.
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Gros Jean
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MessageSujet: Re: Reportage Photos Le Cantal du Nord au Sud   Mar 28 Avr 2009 - 16:02

Bonjour,

merci pour ce témoignage visuel, Daffy. Les photos sont sans équivoque... Les troupes d'occupation
allemandes ont, à jamais, laissé l'empreinte sanglante de leur passage dans nos campagnes.
Voici ce que j'ai pu trouver sur le site "MémorialGenWeb" concernant certains de ces résistants :







Kenavo - Gros Jean

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"Unis comme à Eysses"

Maquis du Lot-et-Garonne, groupes FTP de la R4, et colonne FFI Schneider (Groupe Mobile du Sud-Ouest)
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Daffy
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MessageSujet: Re: Reportage Photos Le Cantal du Nord au Sud   Mar 28 Avr 2009 - 17:12

merci à toi gros jean pour les precisions, de plus je ne connaissais pas ce site là "memorialgenweb"
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Daffy
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MessageSujet: Re: Reportage Photos Le Cantal du Nord au Sud   Mer 29 Avr 2009 - 10:15

En fouillant sur le site j ai trouver ceci grâce au bon travail de pascal gayt vous en dit un peu plus sur certaines stèles notamment l histoire de Jean Baron qui ma touché.

http://maquisardsdefrance.jeun.fr/lieux-de-memoire-f34/le-mont-mouchet-haut-lieu-de-la-resistance-t4492-30.htm
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Daffy
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MessageSujet: Re: Reportage Photos Le Cantal du Nord au Sud   Mer 29 Avr 2009 - 18:54

Je viens de recevoir un complément d information par le responsable du site http://www.plaques-commemoratives.org/ sur 2 des plaques

pour celle de Riom es montagnes



Concernant celle entre Murat et St flour, cela fait froid dans le dos abbatu "pour rien" No No No

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AS-GMO
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MessageSujet: Re: Reportage Photos Le Cantal du Nord au Sud   Sam 25 Juil 2009 - 15:53

Voici ce que j'ai trouvé comme compléments d'informations dans ma documentation concernant ces stèles et monuments :





















En espérant que cela vous aura plu, sincères amitiés...
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Daffy
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MessageSujet: Re: Reportage Photos Le Cantal du Nord au Sud   Lun 27 Juil 2009 - 10:20

merci pour le complement d info à l automne je vous prendrais en photo le monument de st flour dédié a l ensemble des maquisards tombés dans le cantal même si il y a quelques oublis et la stèle devant le tristement célèbre terminus, et d autres choses encore...

Si quelqu'un à le livre A nous l'auvergne pour savoir si il y a des photos à l intérieur.Merci
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Daffy
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MessageSujet: Re: Reportage Photos Le Cantal du Nord au Sud   Lun 27 Juil 2009 - 16:33

En me promenant sur le web j ai trouver l histoire de 2 des 25 fusillés de Soubizergues.

DU SCOUTISME JUIF À LA RÉSISTANCE :
UN MÊME ENGAGEMENT
Quelques figures d'un même itinéraire
par Mathias ORJEKH


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2- RAYMOND WINTER ET MARCEL GRADWHOL : une mission inachevée



III - UNE SIMPLICITÉ DANS L'HÉROÏSME

A - DES ACTIVITÉS CLANDESTINES

1) Un «activisme» inlassable

Devenus clandestins, Raymond et Marcel doivent bien sûr changer d'identité, ainsi le premier devient Raymond VALLIN et son second Maurice GIRBAL. Raymond obtient cette fausse identité grâce à une employée de la mairie de DIEULEFIT (Drôme) qui l'enregistre dans les dossiers de celle-ci, ainsi s'il vient à être arrêté il peut prouver son identité. Cette pratique n'est utilisée, au sein des EI, que pour les responsables principaux. La nouvelle identité de Marcel est, elle, totalement fausse puisqu'elle est créée de toute pièce grâce à des tampons et du papier spécial volés dans des mairies ou fournis par des employés résistants. (cf. notes)

Raymond installe son siège régional à MILLAU (Aveyron) à partir de novembre 1942 où il est rejoint plus tard par ses parents et notamment par sa sur, Colette, qui l'aide un peu en tant qu'agent de liaison, bien que lui, la considérant trop jeune, préfère la voir s'occuper de ses parents. Marcel, lui, s'occupe essentiellement du secteur du Lot, mais tous deux se déplacent énormément pour porter secours à tous les jeunes en danger. Leur travail est considérable : ils doivent leur trouver des «planques», assurer leur bonne intégration dans celle-ci, mais aussi les visiter et trouver de quoi payer les personnes qui acceptent de les cacher.

Bien sûr leur travail consiste aussi à fournir des faux papiers aux personnes qu'ils cachent. Dans cette tâche, ils sont aidés par Roger GRADWOHL, le frère de Marcel qui, après avoir privilégié ses études dans un premier temps, les rejoint en 1943 et passe maître dans le domaine de la confection de fausses cartes d'identité et d'alimentation. (cf. notes)

La recherche de «planques» pour les jeunes s'oriente le plus souvent vers des écoles et des couvents. Une grande partie de la population a d'ailleurs aidé, au péril de sa propre vie, à cette mise à l'abri d'enfants et d'adultes juifs ; c'est ainsi qu'en janvier 1943, Raymond va trouver Alice FERRIERES.

Elevée dans une famille protestante dans la conviction que tous les hommes sont des frères, ce professeur de mathématiques au collège de filles de MURAT (Cantal) décide très vite de porter secours aux personnes traquées par les Allemands et par la police française. Elle trouve des volontaires pour cacher des juifs et transmet leurs coordonnées à Raymond. Elle parvient notamment à mettre à l'abri un certain nombre de filles dans le collège où elle enseigne et un groupe de garçons au cours complémentaire de MURAT (cf. notes).

Raymond doit aussi faire face à des cas urgents, tel celui d'une jeune fille pulmonaire qu'il réussit, grâce à Marthe LEVY qui l'accompagne (car un homme n'a pas le droit d'entrer au couvent), à cacher chez les Carmélites de MILLAU puis dans un asile de vieillard (à RHULS dans l'Aveyron) où elle est soignée (cf. notes).

La recherche de «planques» n'est pas la seule activité qu'exercent Raymond et Marcel pour mettre les jeunes à l'abri du danger. En effet ils organisent aussi, conjointement avec l'O.S.E., des passages clandestins en Espagne ou en Suisse ; ils parviendront notamment à faire passer Jean-Claude GRADWOHL - le plus jeune frère de Marcel - en Mai 1944 dans ce dernier pays (cf. notes).

Les risques que prennent Raymond et Marcel sont évidemment très grands et à tout moment ils peuvent être arrêtés et déportés ou fusillés.

2) Un danger permanent

En avril 1943, un jeune qui travaille depuis peu sous les ordres de Raymond est arrêté lors d'une rafle. Ne résistant pas à l'interrogatoire auquel il est soumis, il donne le nom de son chef mais pas celui de Marcel, qu'il ne connaît pas car il travaille dans un secteur différent. A la suite de cet aveu, la police française fait irruption chez les parents de Raymond à MILLAU mais celui-ci n'y est pas. Prévenu à temps, il ne rentre pas chez lui. La police revient plusieurs fois de suite, fouille la maison et interroge la famille mais ne trouve pas les papiers compromettants qui sont cachés entre les pages, non découpées, des livres. Raymond est néanmoins condamné à six mois de prison par contumace (cf. notes)

A la suite de cet événement, Henri WAHL (Chamois) et Ninon WEYL-HAÏT conseillent à Raymond de quitter la région et de se faire un peu oublier. Il se rend donc à MORZINE où il va passer quelques temps avec Théo KLEIN (Faucheux) qui était également repéré à GRENOBLE, région qu'il dirigeait. Au cours de cette période d'isolement, tous deux ont de longues discussions sur l'avenir du mouvement et sur la volonté de Raymond de le renouveler et de le rajeunir(cf. notes), mais aussi de faire partie après la guerre de la direction ; «tâche à laquelle tout le destinait» (cf. notes).

Après l'été 1943, Raymond reprend ses activités. Mais trop connu à MILLAU, il change de région et s'installe à CLERMONT-FERRAND. C'est lors d'un passage à LYON qu'il est arrêté par la Gestapo au cours d'un contrôle inopiné. Soumis à un interrogatoire très dur, il s'en sort grâce notamment à une ruse ; interrogé en Allemand il feint de ne pas comprendre la langue afin d'avoir le temps de réfléchir aux réponses qu'il va donner pendant qu'on lui traduit les questions posées. Relâché, il peut enfin reprendre ses activités clandestines que Marcel, aidé désormais par son frère Roger comme nous l'avons vu, n'a jamais interrompues.Chacun redevient donc très actif dans sa région ou son secteur jusqu'à ce qu'un nouveau problème se pose. (cf. notes)

En effet, les vacances de Noël 1943 approchent et les internats ferment ; il faut donc trouver une solution pour continuer à cacher les enfants. Raymond a donc l'idée d'organiser, avec Roger CLIMAUD - un autre chef EI -, un camp scout à FLORAC (Lozère) afin de permettre à ces jeunes de retrouver l'ambiance scoute et juive si chère aux EI. Ce camp, officiellement des Éclaireurs Unionistes, est organisé avec l'aide bienveillante du Préfet. Les vacances coïncident avec la fête juive de Hanoucah. La présence de Samy KLEIN, le rabbin aumônier des EI, lui donne une valeur toute particulière pour les jeunes qui retrouvent enfin un semblant de vie normale l'espace de deux semaines.

Le camp terminé, chacun reprend sa place, les jeunes dans les «planques» et les chefs dans leur secteur. Ces derniers ont pour ordre d'abandonner leur poste au sein de la «Sixième» en cas de débarquement des Alliés et de rejoindre le maquis où, selon les responsables nationaux des EI, ils seront plus utiles.

Ainsi le soir du 5 juin 1944, Raymond, Marcel, Roger (GRADWOHL) et Edgar LEVY (le frère de Marthe qui était responsable de la «Sixième» adulte), réunis chez Alice FERRIERES à MURAT, se lamentent de ne pas voir arriver ce débarquement tant attendu. Celui-ci a lieu le lendemain et les quatre garçons reçoivent des instructions pour rejoindre le maquis. Ils doivent se rendre à SAINT-FLOUR (Cantal) le 9 juin 1944 et rencontrer le «Chef THOMAS» qui doit les emmener jusqu'au maquis. SAINT-FLOUR est à la fois un lieu stratégique pour les troupes d'occupation et pour la Résistance. Aussi convient-il de présenter la situation de cette petite ville du Cantal au moment de l'arrivée de Raymond et Marcel.

B) A SOUBIZERGUES

1) La situation de SAINT-FLOUR en juin 1944

Depuis l'été 1943, un petit détachement allemand d'une dizaine d'hommes est présent à SAINT-FLOUR, pour surveiller les lignes de communication souterraines à longue distance mais aussi les mouvements de la ville et les suspects dénoncés par la milice. Ce n'est qu'en mai 1944 que la troupe, considérablement renforcée, réquisitionne l'Ecole-Pensionnat du Sacré-Coeur du frère-directeur Gérard MAYET et y prend garnison. Ce grand bâtiment devient ainsi le siège de la Kommandatur et une caserne pouvant accueillir une centaine d'hommes. Mais pourquoi l'occupant allemand a-t-il décidé un tel renfoncement de sa position dans une petite ville ?

A partir d'avril 1944, en vue d'un débarquement allié, les différents maquis d'Auvergne se regroupèrent dans la forêt de la Margeride afin de former un réduit à une vingtaine de kilomètres de SAINT-FLOUR. Ainsi de début mai au 10 juin, ce maquis, nouvellement regroupé, reçut de nombreux parachutages de matériel et d'officiers instructeurs notamment. Les Allemands, aux yeux de qui toutes ces activités ne passèrent pas inaperçues, lancèrent une première attaque le 2 juin 1944. Celle-ci fut repoussée et le régiment allemand, qui perdit beaucoup d'hommes dans l'opération, échappa de peu à son encerclement. Le surlendemain, trois hommes des « Corps-Francs » - un groupe de résistants - enlèvent Boris KAUFMAN - le chef de Gestapo française à SAINT-FLOUR -. Interrogé, il est jugé et exécuté par les maquisards. Par ailleurs des Allemands meurent tous les jours dans des embuscades organisées par le maquis.

Constatant que la situation est en train de basculer du côté du maquis, le Commandant de la Zone d'Armée France-Sud met à disposition de la garnison de SAINT-FLOUR un renfort composé d'un état-major de régiment et de deux bataillons de la 2e Division Blindée S.S. Das Reich qui arrivent dans la ville le vendredi 9 juin 1944 et s'installent dans l'Hôtel Terminus. Ils sont rejoints le même jour par la «Brigade Française» de Jany BATISSIER (un Français), alias le Capitaine SCHMIDT, composée de trente miliciens.

C'est ce même 9 juin 1944 que Raymond et Marcel -accompagnés par Roger GRADWOHL et Edgar LEVY- arrivent à SAINT-FLOUR pour y rencontrer le « Chef THOMAS ».

2) Arrestations et exécutions

Tous les quatre se rendent donc au lieu de rendez-vous à l'heure convenue mais leur «contact» n'est pas là. La règle établie dans un tel cas est très précise : revenir le lendemain au même endroit et à la même heure mais surtout ne pas passer la nuit à l'hôtel ; les descentes et les contrôles de police et de gendarmerie y étant très fréquents. C'est néanmoins ce choix qu'ils font tous ensemble. Pourquoi une telle décision ? Elle est peut-être due à leur jeune âge. Leurs familles et amis se posent encore la question cinquante ans plus tard. (cf. notes)

C'est pourtant cette nuit-là que Raymond, Marcel, Roger et Edgar sont arrêtés dans l'Hôtel Terminus au cours d'une vaste rafle menée par BATISSIER, la Gestapo et la Milice, tous sous les ordres d'Hugo GEISSLER, chef de la S.D. de VICHY, qui déclenche en même temps une attaque importante contre le maquis. Cette opération de terreur entraîne l'arrestation de résistants, de suspects, mais aussi de personnes prises au hasard. Pour lequel de ces trois motifs les quatre anciens de la «Sixième» ont-ils été arrêtés ? Les témoignages que nous avons recueillis et les archives que nous avons consultées ne nous permettent pas à ce jour d'en donner la réponse.

Enfermés et entassés pendant quatre jours, avec une cinquantaine d'autres prisonniers, dans les salles de l'Hôtel Terminus qui servent de prison, ils sont interrogés et sauvagement torturés (cf. notes). Tous passent ensuite une « visite médicale », les juifs se savent d'ores et déjà condamnés.

Dans la nuit du 13 au 14 juin, alors que les combats font encore rage entre le maquis et les troupes allemandes, un conseil de guerre se réunit dans une des salles de l'hôtel pour décider du sort des otages. Le lendemain matin avant 6 h 00, la Milice fait monter vingt-cinq prisonniers dans deux camionnettes ; tous les juifs y sont d'office. Le voyage n'est pas long puisque le convoi s'arrête deux kilomètres plus loin au lieu-dit de SOUBIZERGUES. C'est à cet endroit qu'à 6 h 10 tous les prisonniers sont fusillés sans procès, ni jugement.

Les fusillés sont retrouvés le lendemain notamment par le sous-préfet et l'adjoint au maire qui relèvent (avant de les enterrer) des éléments physiques et vestimentaires qui permettront leur identification ; les Allemands ayant pris toutes les pièces d'identités (cf. notes). Voici ce qu'ils écrivent sur Raymond et Marcel :

« Homme environ 20 ans, cheveux longs blonds. Chemise tricot et habits bleus. Cravate grise et bleue, comprimés blancs dans une poche (cf. notes). Montre de poignée carrée : Herma. Chaussettes laines blanches, souliers bas, cuir marron. Couronne acier, première molaire droite ».

« Homme de 18 à 24 ans. Cheveux châtains foncés, yeux marrons clairs, imperméable en toile cirée, blouson marron, tricot marron. Chemise grise et blanche, ceinture boucle ordinaire, pantalon marron à petits carreaux à petites rayures rouges, chaussettes grises à carreaux, souliers bas marrons, montre de poignet Lip 124 en acier portant l'inscription fond acier inoxydable ».

C'est grâce à ce descriptif que Franceline BLOCH (Moulin) parvient à reconnaître ses amis, Raymond et Marcel, morts avant d'avoir pu voir leur pays libéré. Mais aussi sans avoir pu exercer les tâches importantes à la direction des EI que leur valeur et leur charisme leur promettaient.(cf. notes)

3) Les EI en deuil de futurs cadres

Le 25 octobre 1944, Raymond et Marcel sont enterrés (avec leurs amis et frères fusillés avec eux). La cérémonie, célébrée par le Rabbin SCHILLI, réunit la famille, les amis, ainsi que les EI de CLERMONT-FERRAND. Les cercueils sont transférés ultérieurement dans les caveaux familiaux des cimetières israélites de STRASBOURG pour Raymond et d'ETTENDORF (Bas-Rhin) pour Marcel.

A la fin de la Guerre, nombreux sont ceux qui pleurent la disparition de Raymond et Marcel. Leurs familles ont une douleur considérable qui précipitera le décès du père de ce dernier, déjà très malade, le 6 mai 1945. Beaucoup de personnes qu'ils ont rencontrées au cours de leurs actions manifestent aussi leur profonde tristesse d'avoir perdu deux amis qu'ils tenaient en grande estime.

« C'est avec une grande douleur que j'ai appris l'arrestation (...) et l'exécution de Raymond et Marcel incarcérés et fusillés (...) Raymond si jeune et si grave, Marcel qui savait si bien se faufiler avec sa serviette de «voyageur de commerce», si vif et si débrouillard (...) C'est surtout de cette simplicité dans l'héroïsme, de cette acceptation joyeuse des plus périlleuses tâches, que je veux apporter ici le témoignage». (cf. notes)

Le mouvement EI, qui lui se relèvera, souffre aussi de la perte de Raymond et Marcel car, en plus de la mort de deux amis, ce sont aussi deux futurs cadres qui ont disparu. L'hommage que rend à Raymond son ami Théo KLEIN le confirme : «Raymond n'aura pu réaliser pleinement la tâche à laquelle tout le destinait à la direction du mouvement. Mais il nous aura laissé l'enseignement le plus précieux qu'un chef puisse léguer à ceux qui doivent assurer sa relève : son exemple, sa vie et ce qui aurait pu être sa devise : simplicité, loyauté et service». (cf. notes)

L'essentiel pour Raymond et Marcel, qui « connaissaient les risques » de leurs actions était sans doute d'avoir contribué à sauver des centaines d'enfants et d'adolescents. Ils ont, comme tant d'autres EI, sans le savoir et par leur sacrifice, contribué à pérenniser les idéaux du mouvement Éclaireurs Israélites de France.




D'autres histoires et info ici
http://www.le-scoutisme-francais-en-franche-comte.org/resist0.html
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Daffy
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MessageSujet: Re: Reportage Photos Le Cantal du Nord au Sud   Mar 11 Aoû 2009 - 10:05

Comme toujours en fouillant sur le web j ai trouver cette une de magazine sauf erreur de ma part je pense quelle à etait prise à Murat dont les évenements sont relatés au dessus.






Dernière édition par Daffy le Mer 6 Jan 2010 - 17:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Reportage Photos Le Cantal du Nord au Sud   Mar 11 Aoû 2009 - 15:14

Encore merci Daffy pour cet excellent travail et l'idée de cette photo "avant-après" !!!

Sincères amitiés...
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Vercors
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MessageSujet: Re: Reportage Photos Le Cantal du Nord au Sud   Mar 11 Aoû 2009 - 20:59

Un super topo qui ferait bien un bel article.
htyjyk et bravo.
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Daffy
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MessageSujet: Re: Reportage Photos Le Cantal du Nord au Sud   Jeu 13 Aoû 2009 - 15:21

pour etre complet sur Murat regarder ici affraid


http://genealogie.cantalpassion.com/murat.htm
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MessageSujet: Re: Reportage Photos Le Cantal du Nord au Sud   Jeu 13 Aoû 2009 - 22:18

Merci Daffy pour ce lien très intéressant que je viens de lire attentivement !

Sincères amitiés...
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Daffy
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MessageSujet: Re: Reportage Photos Le Cantal du Nord au Sud   Jeu 20 Aoû 2009 - 11:39

Petit lien sur "un fait du maquis"proche de chez moi en 1944

http://traincezallier.free.fr/carnet3.htm
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Daffy
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MessageSujet: Re: Reportage Photos Le Cantal du Nord au Sud   Lun 21 Sep 2009 - 18:54

Dans le premier post je vous parler du tristement célèbre Hôtel "le terminus" ou furent emprisonnés, interrogés et torturés otages et résistant capturé à Murat et ailleurs, le voici avec la plaque en mémoire de tout ceux qui ont laissé leur vie.A noter que le bâtiment est en l'état et n'a quasiment pas bougé depuis la fin de la guerre.





A 15km de St flour au pied du célèbre Viaduc de Garabit une stèle en hommage à 2 fusillés.Je n ai rien trouver concernant cette évenement mais en sachant que les allemands était particulièrement présent sur le terrain suite à l attaque du mont mouchet et à la préparation de l attaque du réduit de la truyère.



Une autre plaque situé au poste de garde barrière à st amandin hommage à un homme qui servait "de mémoire" comme agent de liaison dénoncé, arrêté par la gestapo il mourra en déportation malheureusement le 8 mai 1945.






J'ai plus d info concernant les stèles de Riom-es-Montagnes.

-Pour Georges Finck il fut abbatu alors qu'il partait ou revenait d un approvisionnement dans les fermes environnantes il fut abbatu au milieu d un pré, grenade à la main.

Concernant le Lieutenant rené Laurent il a était tué en servant sur son F.M pour faire diversion pour la fuite de réné Grégoire dit Urbain chef de L'A.S cantal, et rené Monier il était originaire de Lempdes(63) à noter qu un autre maquisard présent à ses côtés bléssés a pût s'enfuir vers le village le plus proche


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MessageSujet: Re: Reportage Photos Le Cantal du Nord au Sud   Lun 21 Sep 2009 - 22:08

Merci encore à toi Daffy pour ce beau reportage photographique de ces stèles.
Je vais regarder dans ma documentation si je trouve quelque chose d'intéressant et ainsi donner quelques explications supplémentaires.

Sincères amitiés...
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stan_hudson
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MessageSujet: Re: Reportage Photos Le Cantal du Nord au Sud   Lun 21 Sep 2009 - 22:34

merci de mettre en ligne ces photos, ces informations afin que l'on n'oublie pas le sacrifice de ces hommes pour notre liberté.
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MessageSujet: Re: Reportage Photos Le Cantal du Nord au Sud   Jeu 24 Sep 2009 - 9:29

Et pour remercier notre Ami Daffy de ce très intéressant reportage photo, je me permets de mettre quelques infos trouvées dans le "guide des maquis et hauts lieux de la Résistance Française" de Gilles LEVY, éditions Presse de la Cité :






C'est bien modeste, mais c'est tout ce que je possède ! Embarassed

Sincères amitiés...
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MessageSujet: Re: Reportage Photos Le Cantal du Nord au Sud   Jeu 24 Sep 2009 - 11:33

Bonjour,
en voyant tous cela, je me dis qu'en france, ça doit être impresionnant le nombre de stèle, monument ou plaques diverses concernant des faits d'armes impliquant des résistants et on se dit que les boches (comme dit mon père, même 60 ans après, il ne les aimes toujours pas), ont quant même sévis dans toute la france.
Je me demande bien combien de momuments il y a en france, quelqu'un sait il?
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MessageSujet: Re: Reportage Photos Le Cantal du Nord au Sud   Jeu 24 Sep 2009 - 18:15

C'est vrai Yayaom, tu as raison de dire qu'en France il y a de très nombreuses plaques et stèles qui prouvent l'ampleur des horreurs et exécutions faites par les Boches !

Moi aussi, j'emploie ce mot et j'ai le même ressenti que ton père que j'apprécie comme toi, beaucoup !

Une autre réflexion me vient quand on rêfléchit à la multitudes de ces plaques et stèles.
Il s'agit de leur devenir et de leur entretien. Heureusement beaucoup de municipalités le font admirablement. D'autres par contre, par manque d'interet ou par ignorance, laissent la végétation envahir, la mousse pousser et les intempéries qui au fil du temps dégradent les inscriptions au point de les rendre illisibles.

Alors là il sera de notre devoir de veiller à leur entretien et qu'elles ne soient pas oubliées.

Il y a quelques années, lors des cérémonies du Brugeron dans mon département, je me suis "accroché" avec le maire de l'époque car il était impossible de lire les noms des tués à qui on rendait hommage.
http://maquisardsdefrance.jeun.fr/lieux-de-memoire-f34/vollore-montagne-et-le-brugeron-63-t6435.htm

Merci de cette réflexion et sincères amitiés...
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Daffy
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MessageSujet: Re: Reportage Photos Le Cantal du Nord au Sud   Jeu 24 Sep 2009 - 18:25

Merci as-gmo pour ce complément d info.

Ce week end j ai également pris les stèles au mont mouchet mais on peut les trouver dans le post de Pascal Gayt très complet.

La prochaine fois je vais m attacher au réduit de la truyère ou là aussi d autres histoires tout aussi émouvante et de trop nombreuses stèles ainsi que sur les combats du Lioran.
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Reportage Photos Le Cantal du Nord au Sud
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